Questionné par Agra Presse, Maïsadour indique avoir acté fin février le lancement d'un projet de cession de Comtesse du Barry, confirmant une information du média L'Informé. Le projet est soumis aux observations des représentants du personnel jusqu’à la fin mars. Comtesse du Barry commercialise, par correspondance et dans une quarantaine de boutique en France, des foies gras, du saumon fumé, du caviar, des vins et autres produits d’épicerie fine. La société centenaire de Gimont (Gers) emploie 96 salariés.
Dans son rapport mensuel du 19 mars, le CIC (conseil international des céréales) a publié ses premières projections de production mondiale de grains pour la campagne commerciale 2026-2027. Il s’avère que celle de céréales décrocherait de manière sensible par rapport à 2025-2026, passant de 2 470 Mt à 2 417 Mt. Les récoltes de blé et de maïs connaîtraient des reculs de respectivement 23 Mt et 17 Mt annuellement, à 822 Mt et 1 303 Mt. L’origine de ce repli est à chercher du côté de la guerre au Moyen-Orient, explique l’organisme international. En cas de prolongement, qui maintiendrait et intensifierait la hausse des cours de l’énergie et des intrants, des producteurs pourraient être amenés à réduire leurs semis, spécialement en Asie et en Afrique, tout comme leurs usages d’engrais, affectant potentiellement les rendements et la qualité des récoltes, pointe le CIC.
Dans un communiqué du 17 mars, le GIPT (interprofession des pommes de terre industrielles) a annoncé travailler avec Arvalis afin d’établir un « protocole simple, sécurisé et peu coûteux pour la destruction des pommes de terre ». Malgré des orientations possibles vers l’alimentation animale ou la méthanisation, l’excès d’offre sur le marché français, estimé à plusieurs centaines de milliers de tonnes par l’interprofession, ne pourra pas être intégralement absorbé. « Il est probable que des quantités très importantes de pommes de terre ne trouveront aucun débouché », alerte le GIPT. Le protocole en question a pour finalité de « limiter les risques sanitaires liés à une gestion non contrôlée de tubercules », et de mettre à disposition des agriculteurs « des pratiques encadrées, adaptées et applicables rapidement ».
Les eurodéputés de la Commission de l’Agriculture du Parlement européen, réunis le 18 mars à Bruxelles, ont unanimement appelé la Commission européenne à intervenir sur le marché laitier européen via notamment un programme de réduction volontaire de la production pour faire face à la crise qui se profile. Plusieurs ministres de l’Agriculture (Italie, Hongrie…) ont déjà adressé les mêmes demandes ces derniers mois lors des réunions mensuelles du Conseil. Selon les chiffres de l’observatoire européen du marché laitier, le prix du lait à la ferme dans l’UE a en effet entamé une baisse depuis le mois d’aout 2025.
Intervenant devant la Commission de l’Agriculture du Parlement européen, le 18 mars, le commissaire à la Santé Oliver Varhelyi a apporté des précisions sur le calendrier de travail de Bruxelles concernant la révision à venir de la législation sur le bien-être animal. Dans un premier temps, une proposition concernant l’élevage des animaux à fourrure sera présentée dans la prochaines semaine. Puis, le commissaire a «garanti que des premières propositions législatives seraient présentées à la fin de l’année concernant l’élevage en cages» que Bruxelles s’est engagée à progressivement éliminer. «Nous pensons qu’il faut agir au fur et à mesure, secteur par secteur» en trouvant à chaque fois des «solutions pragmatiques avec des périodes de transition adaptées», a précisé Oliver Varhelyi.
La Commission européenne a fait savoir, le 18 mars, que sa présidente, Ursula von der Leyen, se rendra en visite officielle en Australie du 23 au 25 mars afin de « renforcer les liens avec un partenaire de confiance et partageant les mêmes valeurs dans la région indo-pacifique » alors que les pourparlers commerciaux semblent entrer dans leur dernière ligne droite. De son côté, le Premier ministre australien, Anthony Albanese a confirmé qu’il rencontrerait la présidente de la Commission européenne, le 24 mars à Canberra.
Fragilisées par la crise viticole, les caves coopératives ont besoin d’aides de l’Etat et des collectivités pour fusionner entre elles, selon un rapport du CGAAER (ministère de l’Agriculture) publié le 16 mars. Leur restructuration nécessite des financements publics à condition de porter « un projet transformant », jugent les auteurs pour qui « la seule recherche d’économies d’échelle ne peut pas suffire ». Deux types d’aides sont proposées : un forfait pour réduire les surcoûts d’exploitation liés au rapprochement, un soutien aux investissements. Pour rappel, le travail confié au CGAAER visait l’attribution des 10 M€ d’aides à la restructuration inscrites dans la loi de finances pour 2025
Dans un rapport sur FranceAgriMer paru le 16 mars, la Cour des comptes constate que l’établissement public « rencontre des difficultés » pour gérer les dispositifs nationaux « complexes et sélectifs » financés par le fonds Casdar (développement agricole), les programmes d’investissement d’avenir (PIA) ou France 2030, « faute d’expertises internes, d’indicateurs de performance et d’impact nécessaires à leur suivi ». Les auteurs proposent de « confier à un autre organisme la gestion des dispositifs financés par le Casdar ».
La réunion de la Commission locale de l’eau (CLE) du bassin de la Vilaine, le 13 mars, n’a pas abouti, faute de quorum, après l’absence de représentants de l’État. Cette séance visait à poursuivre les travaux autour de la révision du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (Sage), engagés en 2022. L’absence de l’Etat intervient dans le contexte de moratoire sur les politiques de l’eau décidé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, le 13 janvier dernier.
La Commission européenne a ouvert le 13 mars (jusqu’au 10 avril) une consultation publique sur sa future stratégie sur l’élevage qui devrait être présentée avant l’été. L’initiative vise à alléger « un ensemble de pressions structurelles et quotidiennes » qui fragilisent le secteur de l’élevage de l'UE et plus particulièrement le secteur des ruminants, souligne Bruxelles. Pour y répondre, elle table sur: l’innovation, les approches territoriales, la valorisation des produits animaux de grande qualité, l’économie circulaire, la promotion des systèmes de pâturage, les investissements dans le bien-être animal, la traçabilité et les systèmes de certification.
Vendredi 13 mars
Congrès du SNPR (propriétaires, FNSEA), à Rouen
Lundi 16 mars
Conférence de presse du Cerafel/Prince de Bretagne (fruits et légumes)
Rencontre technique « Fraîche découpe » du CTIFL, à Cavaillon
Assemblée générale de l’Areflh (fruit légumes), à Almeria (Espagne), jusqu’au 17
Mardi 17 mars
Assises nationales du commerce équitable à Paris
Visioconférence Vegepolys sur les « innovations pour le stockage des fruits & légumes »
Mercredi 18 mars
Congrès de la SNFM (fermiers, FNSEA), à Brest
Assemblée générale d'Eliance (conseil en élevage), à Lyon
Journées de la Recherche avicole et palmipèdes à foie gras, à Tours, jusqu'au 19
Conférence de presse de Charles & Alice
Jeudi 19 mars
Assemblée générale de l’Aneefel (expéditeurs de fruits et légumes), à Tain-l'Hermitage, jusqu’au 20
Conférence de presse sur les résultats 2025 de Savencia (Viroflay)
Vendredi 20 mars
Lancement de la campagne Cuisines solidaires en restauration (du 23 mars au 3 avril)
Semaine pour les alternatives aux pesticides (Générations futures), jusqu’au 30 mars
Présentation à la presse des tendances du snacking (Snack Show/Strateg’eat)
« Au sein de la filière, nous sommes unanimes : il y aura bien un recul des surfaces de maïs pour les prochains semis, confirme Pauline Boussin-Fort, chef marché semences de maïs chez Bayer Dekalb (18 % de parts de marché), interrogée par Agra Business. Nos prévisions tablent sur une baisse de 1 à 2 % pour le maïs fourrage et de 8 à 15 % pour le maïs grain. Au total, les surfaces de maïs à l’échelle nationale devraient reculer de 6 à 8 %, avec de grandes disparités régionales : le grand Sud-Ouest (Poitou-Charentes, Nouvelle Aquitaine et Midi-Pyrénées) étant le plus impacté. » Des chiffres qui ne tiennent pas compte du conflit actuel au Moyen-Orient. L’impact de la hausse du prix des engrais et du carburant reste, à ce jour, difficile à prévoir mais il pourrait, reconnaît-elle, « avoir des conséquences sur la sole maïs ».
Les ministres de l'Agriculture et de l'Energie ont réuni le 12 mars à Bercy les représentants agricoles et du secteur des carburants et des engrais, au moment où la guerre au Moyen-Orient fait exploser les prix. « Aucun abus » ne sera toléré, a assuré l’exécutif. Pour la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, « la France ne souffre pas de problème de disponibilité de GNR ». Maud Brégeon, ministre déléguée à l'Energie, a déclaré : « Les augmentations constatées en début de crise doivent aujourd'hui être atténuées par l'évolution des cours : les baisses doivent être répercutées aussi vite que les hausses ».
Les deux eurodéputés du Mouvement des agriculteurs-citoyens néerlandais (BBB), Jessica van Leuwen et Sander Smit, ont annoncé le 10 mars leur départ du groupe PPE (droite) pour rejoindre celui des Conservateurs et réformistes européens (ECR) où siègent les troupes de la dirigeante italienne Gorgia Meloni (Fratelli d’Italia) et les conservateurs polonais du PiS. Jessica van Leuwen (membre de la commission de l’Agriculture) et Sander Smit (commission de l’Environnement) avaient récemment été sanctionnés par le PPE pour avoir refusé de soutenir la Commission von der Leyen lors d’un vote de censure organisé en protestation contre l’entrée en vigueur provisoire de l’accord de libre-échange UE-Mercosur.
En procédure de sauvegarde depuis octobre, le groupe familial angevin Innatis, numéro deux français de la pomme, a mis en vente ses entreprises et vergers ligériens ainsi que sa station fruitière de Verrières-en-Anjou (Maine-et-Loire), un outil industriel livré à l’automne 2023 pour un investissement de 30 millions d’euros, rapportent nos confrères des Échos. La restructuration est plus lourde qu'attendu : interrogé en janvier par Agra presse, son président Marc Rauffet évoquait deux scénarios: la vente d'immeubles industriels dans le Maine-et-Loire ; ou la reprise d'activités agricoles (vergers). Selon Les Echos, le périmètre mis en vente représente un chiffre d’affaires d’environ 40 M €, avec près de 80 salariés, sur un total de 140 M €.
Dans un communiqué paru le 9 mars, le groupe coopératif Axéréal annonce que Jean-François Loiseau, 65 ans, est remplacé par David Gonin à la présidence. Jusqu'alors vice-président du groupe, David Gonin est agriculteur en Mayenne. Vincent Michelet devient premier vice-président délégué. Romain Gallas et Jean-Luc Gitton sont nommés vice-présidents. Cette nouvelle gouvernance «une étape importante pour donner à Axéréal un nouvel élan indispensable», indique le groupe.
Axioma Biologicals annonce, sur son compte LinkedIn, sa liquidation judiciaire : une décision prononcée par le tribunal de commerce de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), le 6 mars 2026. L’entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de biostimulants et de produits de biocontrôle avait été placée en redressement judiciaire le 22 décembre, suite à une cessation des paiements quelques jours plus tôt. « Aucune offre de reprise n’ayant répondu pleinement aux attentes, aux délais et aux intérêts de la procédure, Axioma met ainsi fin à une aventure entrepreneuriale engagée en 2012 », précise son CEO Anthony Bugeat. (Anne Gilet)
Anjou Fruits Rouges, un acteur national de référence dans la production de petits fruits rouges (framboises, myrtilles, mûres…) a été placée en liquidation judiciaire à la fin du mois de février 2026, rapporte Ouest France le 4 mars. Située à La Breille-les-Pins, dans le Maine-et-Loire, l’entreprise composée de deux sociétés de production (Anjou Framboises et Anjou Myrtilles) exploitait 55 hectares et employait plus de 500 saisonniers. Sa production était en moyenne de 800 tonnes par an. Créée il y a trente ans, l’exploitation approvisionnait le marché français et exportait ses fruits en Grande-Bretagne (Tesco, BerryWorld, Driscoll’s) et des distributeurs et en Europe. « C’était un acteur important à l’échelle nationale dans la production de myrtilles » reconnait Côme Lapierre, secrétaire de l’Association des producteurs de myrtilles de France (APMF).
L’ancienne présidente de la Coordination rurale Véronique Le Floc’h a démissionné du comité directeur du syndicat, apprend-on dans Le Figaro le 5 mars (article payant). Elle y indique avoir envoyé sa lettre de démission « ce mardi (3 mars, NDLR) en fin de journée ». « Je ne supportais plus les critiques injustes sur mon mandat, ni de n’avoir aucune responsabilité au sein de la nouvelle équipe dirigeante », explique-t-elle au quotidien. Par ailleurs, « il existe un trop grand déséquilibre géographique dans la répartition des pouvoirs au profit du Sud-Ouest », soulève l’éleveuse laitière du Finistère, « alors que nous sommes partout en France et ce en dépit de l’intérêt de nos salariés internes ».
Dimanche 8 mars
Salon de la fleuristerie FlorEvent, à Nantes (jusqu’au 9)
Mardi 10 mars
Visioconférence de présentation du scénario Afterres
Salon CFIA (agroalimentaire), à Rennes (jusqu’au12)
Mercredi 11 mars
Congrès des EDT (entreprises de travaux agricoles), au Futuroscope (jusqu’au 13)
Conférence de presse du BIVB (vins de Bourgogne)
Jeudi 12 mars
Visioconférence sur les PFAS dans l’eau potable (centre de ressources Captages)
Journée « règlementation en santé des végétaux » de Végéphyl
Forum poulet de chair du CIWF (Better Chicken Commitment), à Bruxelles